Le silence des mots, la splendeur de Sa présence
Après de longs chapitres de débats humains stériles et de silences pesants, Dieu prend enfin la parole au cœur de la tempête. Cependant, la réponse divine prend tout le monde à contre-pied : le Seigneur ne donne aucune explication logique à Job sur l’origine de ses malheurs, et Il ne mentionne même pas le défi du départ avec l’Adversaire.
Au lieu de cela, Il l’embarque dans un voyage vertigineux à travers les mystères de la création, des constellations jusqu’aux profondeurs des océans.
« Où étais-tu quand je jetais les fondements de la terre ? » (Job 38:4).
Face à la majesté, à la complexité et à la sagesse du Créateur, Job réalise la petitesse de sa perspective humaine. Dieu n’a pas répondu à ses questions philosophiques, mais Il a fait bien mieux : Il s’est révélé à lui personnellement.
La conclusion de Job est le point culminant d’une véritable restauration spirituelle : « Mon oreille avait entendu parler de toi ; mais maintenant mon œil t’a vu. » (Job 42:5).
La souffrance n’est pas expliquée, elle est comme absorbée par la Présence divine. Que ce texte fortifie nos cœurs ! Nos vies et nos épreuves nous dépassent souvent, mais elles n’échappent jamais au Dieu qui déploie l’univers et qui, en Jésus-Christ, a choisi de souffrir avec nous. Faisons-Lui confiance, même là où l’intelligence humaine abdique.
Là encore, les chapitres 38 à 42 versets 6 nous interpellent. Suis-je prêt(e) à accepter que Dieu soit Dieu, c’est-à-dire qu’Il garde une part de mystère et qu’Il ne me donne pas toutes les réponses à mes « pourquoi » ? Dans mes moments de prière, comment puis-je passer de la recherche obstinée d’explications à la simple recherche de la Présence de Dieu ?